- Ce qui se passe
- Après deux lectures dans chaque assemblée, ou une seule si le Gouvernement a engagé la procédure accélérée (sauf si les Conférences des présidents des deux assemblées, qui organisent leurs travaux, s'y opposent ensemble), une commission mixte paritaire (CMP) peut être réunie : sept députés et sept sénateurs chargés de proposer un texte sur les articles encore en discussion. Le Gouvernement peut ensuite soumettre ce texte aux deux assemblées. Si la CMP échoue, ou si son texte n'est pas adopté, le Gouvernement peut, après une nouvelle lecture dans chaque assemblée, demander à l'Assemblée nationale de statuer définitivement : c'est la « lecture définitive ».
- Qui intervient
- Le Premier ministre, ou, pour une proposition de loi, les présidents des deux assemblées agissant ensemble, qui peuvent réunir la CMP ; ses quatorze membres ; puis les deux assemblées et le Gouvernement.
- Ce qui peut modifier le texte
- La CMP rédige un compromis. Ensuite, aucun amendement n'est possible sans l'accord du Gouvernement. En lecture définitive, l'Assemblée nationale reprend soit le texte de la CMP, soit le dernier texte qu'elle a voté, éventuellement modifié par des amendements du Sénat.
- Et ensuite
- Si les deux assemblées adoptent le texte de la CMP, ou si l'Assemblée nationale statue définitivement, le texte est définitivement adopté. Ce sont des possibilités, pas des obligations : un texte peut aussi rester en navette sans aboutir. Ce « dernier mot » de l'Assemblée nationale n'existe ni pour une révision de la Constitution, qui doit être votée dans les mêmes termes par les deux assemblées, ni pour les lois organiques relatives au Sénat. Pour les autres lois organiques, il exige la majorité absolue des membres de l'Assemblée.